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#coronavirus, les 3 points clés de la gestion de la crise...

Point de vue de la fondatrice d'hkind, Alice de Maximy.

Je vois un nombre incalculable de messages anxiogènes et de mécompréhension de la gestion de la crise sanitaire sur le coronavirus, lorsque je navigue sur les réseaux sociaux. Je me suis trouvée de l’autre côté de la barrière (Inpes : campagne virus respiratoires sur les gestes barrière et sur la pandémie) et j’ai une pleine confiance dans les équipes qui gèrent la crise sanitaire et plus particulièrement dans celles qui s’occupent de la communication de crise. Je salue leur implication. Je les connais, ils font tout ce qu’ils peuvent. Analysons ce qui se passe de façon un peu simple et posée.

1. Le but de la gestion de crise en cas d’épidémie.

Le but premier est de sauver des vies. POINT. Et tous ceux qui travaillent sur les risques majeurs, dans le secteur de la santé, ont ça en tête en permanence. Il ne faut pas l’oublier.

Comment ? Le principe est de limiter au maximum le pic épidémique et sa date d’arrivée. Je reformule : Il s’agit de jouer la montre.

En d’autres termes, il faut étaler le nombre de malades dans le temps, faire en sorte que l’épidémie démarre le plus lentement possible et ce, pour permettre que les personnes « gravement atteintes » puissent recevoir les meilleurs soins sans débordement des hôpitaux. De surcroît, plus l’épidémie démarre lentement, et plus on a de chance d’avoir le vaccin à temps pour vacciner un maximum de personnes. Voilà pourquoi on isole les personnes susceptibles d’être porteuses du coronavirus, voilà pourquoi un cluster (une personne atteinte qui contamine d’autres personnes sur le sol national) n’est pas à prendre à la légère surtout en tout début d’épidémie. Il s’agit de freiner au maximum l’introduction puis la propagation du virus sur le territoire.

De plus, pour gagner ce temps et donc limiter la transmission du virus respiratoire dans la population et atténuer les effets de la vague épidémique, les gestes barrière (lavage de main, tousser dans son coude, porter un masque quand on est malade, isoler le malade dans une pièce, jeter son mouchoir dans la poubelle puis se laver les mains…) sont sans doute la seule solution, tant que le vaccin n’est pas sorti des lignes de production.

2. Les exercices et les plans : les équipes se sont préparées.

« Un nouveau virus apparaît ». C’est le scenario le plus répété dans les exercices de crise, qu’ils soient nationaux ou internationaux. Les équipes sont donc formées et souvent en « temps accéléré ». Chacun connaît donc son rôle et la réponse est coordonnée de manière interministérielle. Je ne vous en dirais pas plus car cela est évidemment confidentiel, mais je vous garantis que quand est dans l’exercice, on est vraiment sous pression, ça semble « vrai » et on ne « déconne » (pardon du terme) pas du tout.

Ensuite, il existe des plans pour gérer la crise. Ces plans ont été écrits de façon interministérielle et internationale et sont actualisés en fonction des retours d’expériences des exercices. L’un d’entre eux est le plan pandémie grippale. Je vous invite à le lire car il explique pourquoi on ne ferme pas les frontières maintenant, pourquoi on a réinstallé les gestes barrière il y a dix ans, alors qu’ils avaient été grandement oubliés et malgré les détracteurs qui nous traitaient d’ « hygiénistes du XIXe siècle ». Ce plan vous dit tout sur les étapes clés de gestion de la crise en cas d’épidémie liée à un nouveau virus respiratoire.

3. La transparence : pas le choix en période pré-épidémique et en période épidémique.

Quant à la communication, il a fallu certes convaincre de nombreuses personnes sur l’importance de la transparence, il y a quelques années. Mais les crises d’opinion et les scandales qui ont suivi les crises sanitaires ont démontré l’importance de la vérité, l’importance de ne donner que des faits avérés et démontrés, pour que la confiance demeure dans la parole de l’Etat et que la gestion puisse se faire le mieux possible. Ainsi, on ne confirme pas des rumeurs, on dit “on ne sait pas”, on dit “on attend les résultats des tests”. Bref, les faits réels… Tous les pays hélas, ne respectent pas la transparence et préfèrent cacher la vérité surtout quand “on ne sait pas”. C’est la raison pour laquelle l’OMS a écrit un guide de la communication lors d’un événement sanitaire majeur. La transparence et l’écoute sont deux points cardinaux du guide. De plus, il existe des réseaux des communicants de crise, pour coordonner la crise et la communication au maximum. Je rappelle que de nombreux messages ont déjà été préparés avec un consensus. Rappelons-le les virus ne connaissent pas les frontières, la collaboration est donc primordiale. En d’autres termes, les communicants s’entraident tant au niveau national qu’au niveau international. Hé, oui. nous ne sommes pas isolés. Et n’oublions pas le but ultime : sauver des vies.

Tout ça pour vous dire que la source de l’information fiable, c’est le ministère de la santé et ses représentants (je vous invite à suivre les posts sur LinkedIn du Pr Jérôme Salomon, Directeur Général de la Santé, le site du gouvernement, celui de l’OMS et le CDC. Il y a aussi le tableau de suivi de l’épidémie par le Center for Systems Science and Engineering de John Hopkins University. Pour le reste, on peut toujours écouter les brèves de comptoirs mais je suis certaine que ça n’aidera pas… Quant à la gestion des conséquences économiques et sécuritaires d’une crise sanitaire, je vous invite lire le plan pandémie, son second volet y est dédié !

En attendant, je vais relayer sur #hkind, les documents officiels et utiles pour cette épidémie. Pour rappel, hkind permet la mise en relation et le partage simple ciblé et gratuit des initiatives de santé entre les patients, les aidants, les soignants et les entrepreneurs.

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